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Chambre 213

Le camion s’éloigne et je me réveille difficilement, dans cette froideur climatisée de chambre d’hôtel mal éclairée, avec l’envie de bondir, à côté de moi cette petite pute est encore là, haletante, prise dans son sommeil, recroquevillée comme un hamster. Ce sourire angélique de satisfaction et de paix sur son visage d’ange, des brins de cheveux encore humides et collés en bouquet, une perfection sale.
J’ai eu envie de faire craquer ses os et de déchirer son cul à coup de chibre géant jusqu’à ce qu’elle se brise en deux et m’éclabousse le visage comme une  sauterelle épinglée à un buvard que l’on écrase du pouce.
Une fois la collection complète, quand tu as repassé toutes les peaux : flétries, tendues, bronzées, de marbre, une fois que tu as enregistré toutes les images de seins qui tremblent à peine où qui naviguent plus aucun intérêt, plus aucun désir, une source malsaine de destruction me prend les tripes, besoin de Maalox, de Xanax, de Coca glacé, de coke non coupée, de noix, d’un truc salé, de glace sur la nuque, d’un truc qui me remplisse le cœur, d’un dixième de son sommeil en paix, inconsciente qui traverse les flammes.
Cette créature traverse des murs de flamme, passe des rangs de barbelés, des bataillons de douaniers en civil, baskets lunettes noires et petit sac en bandoulière, le flingue soigneusement planqué derrière un polo trop large. Elle n’a peur de rien, ni de moi, ni du

Comme un missile blessé, j’atteins ses seins lourds et vacillants sous leur poids, je tente de me rappeler ce que j’ai ressenti hier soir, ces pulsions animales incontrôlables  quand je lui mordais les lèvres en contemplant les larmes le long de ses joues de poupée giflée, qui en demande encore et toujours. Il n’y pas de baise à la papa-maman avec cette création divine, tu glisses à chaque fois dans une raxe
Les vieux comme moi en crèvent un jour et on a droit à une ligne dans le torchon du coin, un petit paragraphe posthume ne mentionnant pas le coït intersidéral qui te foudroie le cortex mais seulement l’arrêt cardiaque, un petit pincement qui sonne une fois, puis deux et cet éclair qui te traverse et t’éteint, la bite encore dressée, la petite mort de l’âne qui se prenait pour un jaguar.

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