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Lili Bang

Hier il faisait beau, un ciel d’été mourant étiolé de nuages. J’ai emmené Lili Bang faire un tour de moto, ses cuisses serrées contre les miennes je sentais ses mains toujours fraiches, si fines, si habiles.

Lili Bang est nourrie d’automne, cette douce violence qui embaume tes pensées de nostalgie. Nous avons avalé des kilomètres avant de nous arrêter près d’une falaise, au milieu des vignes, faim, soif, curieux.

On a susurré quelques bêtises avant de se manger les lèvres et s’emboîter à en perdre conscience. Je dois vraiment être vieux, mélancolique, je la trouve si délicieuse quand elle se fond dans ce décor de feuilles rouillées. Le sexe dans la nature provoque plein d’émotions, comme celle d’entendre à nouveau un vrai cri de jouissance. A croire qu’on est muets, ou sourds, quand on baise sur un matelas.
On s’est arrêté en terrasse, pour continuer à se dévorer des yeux, en silence ou presque, elle me montrait ses tétons qui pointent en grimaçant et en tortillant ses chevilles, une des rares choses qui me fassent encore sourire. J’avais cette envie qui me brulait de lui dire plein de choses mais je suis resté muet, laid et muet. Elle saura quand tout ça sera fini.

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