Nothing Really Matters

Quand j’écumais les bars jusqu’à m’en pisser dans les bottes je voyais en elles un espoir de raccrocher ma vie à un truc vivant, hélas j’ attirais des scorpions et des mules, des lavasses semi fondues du cerveau dans un maelström émotionnel proche du suicide collectif. Je baisais en me mordant les lèvres et en criant dans ma tête les pires insanités digne d’un gonzo Goodman. Après le coït je regardais tout ce dégoût qui me remontait dans la gorge, mais je restais silencieux. Parfois je baignais dans leur chattes énormes, parlez moi des tailles de bites je vous parlerais de la taille de vos vagins, parfois on s’y perdrait même à 2. Je sais, tu n’as pas envie d’en parler.. et pourtant..

Clara

Elle a tout d’une aventure au soleil, qui te brûle la nuque et te sèche la langue. Paris, si on me l’avait décrit comme elle me le montre, je serais venu à 30 ans, dévaster les couples et recevoir ces textos de rupture auxquels je ne répond jamais.

J’aime vos cheveux et ce dédain dans vos regards, vous voir dans le froid donne encore plus envie de baiser au chaud. L’histoire se répète, la monogamie impossible devant ce défilé incessant.

Paris Bang

Il s’en est fallu de peu et je terminais à Puteaux, à savonner de la mégère re tankée au cross-fit et au bikram. Normal, dernière chance avant l’hiver de passer en vitrine sur adoptes et de choper un monsieur gentil qui fait l’amour proprement sans réveiller les enfants.

Enfin, heureusement, mes étoiles et mes vieux vices me mènent dans le centre, dans un joli quartier peuplé de dindes automates qui baisent quand on glisse une pièce dedans. La ferveur animée par tant de nouveauté et de bling bling fait grésiller mes neurones, je pense Madeleine, je pense Sophie, je pense Emmanuelle, je pense en calendrier, à foison, en teintes de cheveux, en bonnet et en IMC. Sous la carapace bourrue de pâtre sarde mal rasé tatoué griffé strié de marques se cache un univers des plus candides, animé par cette chasse immense, ce parc d’attraction sans limites : PARIS. Vos respirations courtes, votre regard qui se baisse, le moindre signe et le Hyène vous consomme, sur place, morceau par morceau. Je suis affamé, paumé, pervers, pardon.

J’arrive et je ne viens pas vraiment pour discuter de ta vision du monde. Mais ça tu le sauras .. après.

Men-en-pause

C’est vite arrivé les 40, puis les 45. Entre les deux tu as perdu la moitié de tes ex et de leurs bonnes habitudes. Jusque là elles revenaient à chaque petit couac, chaque grosse engueulade ou tout simplement après chaque épilation du maillot. J’ai d’ailleurs bien compris combien l’union sacrée était une vaste blague, merci mesdames.

Après ça se complique, lobotomisées par les gosses, 15 kilos de plus dans les fesses, une liste de volontés et attentes diverses qui franchit des sommets, bref, tout un programme de divertissement dont je me suis toujours passé.

En 5, 10 ans elles sont perdu ces petit coups de poignet et de langue divins qu’elle avaient à la grande époque, elle sucent tendrement à présent, sur le sol de la cuisine en pensant au remerciement éventuel, la gratification post-facial qui leur met du baume au cœur. Pour les plus fofolles, le mari représente un dernier lien vers un monde connu et stable, dans lequel elles ne s’épanouissent plus.

Et puis la cinquantaine arrive et là, il y a deux écoles. Les ex folles de cul qui se sont rangées, blog effacé, contacts pareil : un grand nettoyage d’automne de ce passé sulfureux, plus de nudes, plus de trucs salaces qui trainent (enfin, presque…) . Enfin, nous avons les moumounes. Une fois le gros de leur crise hormonale babyboomeuse passée (35/45), après avoir consenti à se transformer en génisse pour le plus grand plaisir des avocats du divorce, les voilà à nouveau, sans surprise aucune, sur le marché. Alors évidemment, les moumounes se font atrocement chier depuis 10 ans, donc en avant le changement : tatouages, compte tiktok, épilation complète, nouvelle couleur, on écoute du pop rock et on se tient au courant des dernières baskets à la mode. J’adore. Elles prônent l’indépendance après 30 ans de bons et loyaux services, ça aussi, hilarant, mais pourquoi pas. Nous y trouverons un certain confort immobilier et quelques bons gestes culinaires non négligeables.

Coté fesses évidemment, c’est plus pareil. Là nous identifions 2 espèces : celle qui a pris cher et l’ex canon qui souffre de ne plus être aussi canon. Celle qui a pris cher avait, disons le, une base déjà moyenne, un appétit de gorette et une hygiène de vie de.. merde. L’ex Canon, que nous appellerons Miss Calanques, a bien profité des étés de cigales pendant 20 ans et jusque là, ça tenait, avec un peu beaucoup de maquillage, du botox et un régime hyper strict. Hélas la cinquantaine est irréversible et ces yeux vides, souvent tristes, ces cheveux en crin et cette peau flétrie ne peuvent plus servir d’appâts. Dur quand tu passé ta vie à te laisser draguer, à montrer tes atouts et à teaser le mâle quand bon tu voulais. Il faudrait donc maintenant utiliser.. son charme ? son intelligence ? mon dieu quelle horreur !

Pêché de Provence

Aujourd’hui je suis de bonne humeur. Si, ça m’arrive. Je regarde mes contemporains certes avec lucidité mais avec cette mielleuse euphorie empathique, comme quand tu es totalement rincé, en nage après avoir copulé un nouveau cul.

Je réfléchissais à quel point la merde tiède déversée non stop sur instagram, tiktok, facebook est creuse.. vide. Rien ne me connecte à la personne, même ses gros seins laiteux ou ses 2 phrases en morse censées exciter le mâle. C’est creux, c’est vu et revu et re revu, on l’a vu ton cul 10000 fois déja, je ne sais pas, passe à la suite : met toi des balles de ping-pong dans la chatte comme à Bangkok, au moins c’est divertissant.

Je me rends compte à quel point la décadence absolue a envahi nos vies de moutons. Snob, bobo ou pas, stylée, paumée, semi VIP avec sa meute de followers, c’est une vaste blague. Dans 4 mois ou 4 ans elle aura trouvé son doudou, elle aura arrêté les petits mots cochons et les images qui vont avec, bien rangée bien propre, effacé le blog ! gone (ou pas d’ailleurs si ça t’intéresse je peux t’expliquer comment je lis TOUS vos blogs, je répète TOUS vos blogs, privés, fermés, effacés etc ) la femme indépendante et fière serait donc rassasiée avec une seule bite et un seul cerveau… woaaaaah

Anyway, elle est contente, elles sont contentes c’est ça qui compte, non ? le Hyène que je suis sait parfaitement qu’inévitablement la petite danseuse va se péter la cheville.. pas demain, ni après demain.. mais ça viendra.. et la roue tourne, elle recommencera le petit train train mi chaudasse mi femme libre.. jusqu’au prochain. le prochain c’est souvent moi. je sais, tu n’avais pas vraiment prévu mais après tout je ne suis qu’une liaison éphémère, une passation d’orifices qui ne durera pas, quand tu auras retrouvé tes esprits et ciblé ton prochain doudou je m’évanouirais dans le paysage.

Ça t’énerve hein .. ? je vois bien. c’est normal. après tout tu as environ 1 % de chance de comprendre quoique ce soit sur cette page et 0,1 % de chance d’attirer mon attention. En parlant de ça d’ailleurs j’ai remarqué que TOUTES mes rencontres liées à l’écriture, à nos petites vies intimes peintes sur nos blogs.. bref, toutes ont été des MATCHS, des bingos, de superbes rencontres, des femmes intelligentes, VRAIMENT, capables de se détacher un instant de leur égo et d’essayer de comprendre le point de vue d’un homme. pas forcément d’aimer ce point de vue, mais le fait d’être attiré(e) par les mots de quelqu’un, même un(e) parfaite inconnu(e) est indéniablement pour moi un signal très fort d’attirance. LE pervers mondain que je suis a une fantasy life si développée, si riche, que tes mots me font bander autant que tes photos le cul à l’air.

voilà, j’étais de bonne humeur et c’était à peu près tout.

Mélanbucolique

La madrague. Il y a toujours une lumière bien particulière là bas, toujours cette couleur de sable orangé alcoolisé et ce temps qui passe plus lentement.ce coeur qui s’ouvre au moment du printemps et qui se serre comme une petite mort quand vient l’automne.

Ce sont des moments exquis, ceux qui défilent paisiblement : rêveries mélancoliques et bucoliques. Ma vie est comme une vague parfois espiègle parfois ivre de nostalgie, d’alcool et d’instants précieux. Je regarde mon ventre, mes poils, mes défauts, mon gras, mes tatouages, tantôt beau tantôt laid, l’esprit miroir qui renverse les tendances. Je regarde mes doigts, mes mains : mes ‘mains de pianiste’ selon ma mère, qui de mon regard me disait ‘ El Cordobes’. Je veux m’allonger sur ce transat entouré de personne, le luxe ultime : la débauche sauvage sans foule ni cohue.

L’été revient, il se fait toujours plus attendre, sans doute qu’avec les années les hivers s’allongent.

Amie de l’homme

La liberté a un petit son clair quand elle frappe à ta porte. Ta toute petite porte, celle que tu as condamnée il y a des mois, des années, quelques décennies probablement.Non, je ne parle pas de ton passage intime et protégé par la science et les bonnes mœurs, je parle du verrou qui écroule les femmes sur le dos, atténue les positions entre 20 et 40 pour les rendre plus correctes.

Qui a mis le couvercle sur tes pensées vraiment, vraiment hard, celles qui crépitent et te gang-banguent le cerveau, même au bureau, surtout au bureau, même avec les gosses qui crient, surtout avec les gosses qui crient ? Quel homme t’a appris un lexique si pauvre où s’exprime la pudeur plus que l’envie, le devoir du mâle satisfait plutôt que l’explosion de cet instinct indiscipliné qui faisait tant de merveilles ? Qui t’a dit qu’une pipe à genoux était de la soumission, quel genre de conneries a tu fini par avaler dans les magazines écrits par des homos misogynes soit disant amis des femmes  ? Comment, j’ai dit homo ? il ne fallait pas ? il faut dire pédé ? j’ai sincèrement une grande sympathie pour eux, ils sont souvent brillants mais nom de dieu, quand ils parlent des femmes.. pitié…

Le sexe a une façon de bouillir toute particulière, tu peux avoir un goût certain, un talent pour l’arithmétique qui se traduit par un compte en banque bien fourni, une aisance relationnelle et un certain déhanché, tu peux avoir une liste d’amis et des petits talons plein les armoires, avec tout plein de petits habits sexy qui te vont si bien à l’égo, la tisane sera toujours tiède et toi toujours cocue si tu n’accroches pas une fois pour toute ton cœur à la bite de ton homme et ne transforme ton joli prénom dans sa tête en quelque chose qui rime avec lubrifiant, ou bandant, quelque chose dans le genre. Pour ça il faudra abandonner certaines idées et te remettre à fréquenter des hommes qui ont connu un vagin voir 100 en dehors du mariage. Pas évident si tu fais le tour de la question et celui de tes amis…

Tinderella

Je sais que tu aimerais un post un peu romantique, cru certes, mais romantique avec des personnages un peu provocants, sur le thème de la désillusion.

Pas de chance. Tinderella est la nouvelle baise. Elle a mis des photos de plage car elle aime la plage, une citation tout à fait poignante, car elle est poignante et deux photos d’elle prise juste au dessus du cou, bras en l’air, graisse en apesanteur, bouche en cul de poule, effets glitter – oreilles de châton. La totale.

Tinderella a pour principe de ne pas baiser le premier soir, comme tout bon principe, il se base essentiellement sur la capacité à dire non et la capacité à se souvenir de dire non quand on est à 2grammes. Pas évident, alors Tinderella elle est colère, méfiante, on ne la lui refera pas !

Elle espère duper le Hyène avec sa tronche de fromage fondu et son petit corps pot de nutella certes très affectueux, mais très pot de Nutella quand même. Le pire, enfin pas pour tout le monde, c’est qu’elle se fait draguer, tu as des morts de faim tellement désespérés d’harponner un truc humain que n’importe quoi, n’importe qui peut se faire labourer via Tinder. C’est époustouflant, en balayant les monstres qui surgissent l’une après l’autre sur mon écran je déprime. Je suis donc arrivé à ça : non pas Tinder, ça : des 40/45/50 usées, carrément délavées même, cheveux courts, yeux de cocker, double bouées autour du cul et seins à la ceinture. Les 1 %, mes glorieuses Valkyries bustées à la chevelure tombante et au galbe parfait, sont une espèce éteinte. gone. terminée.

Le reste fait véritablement peur à voir, je voudrais, mais vraiment, pouvoir dire : ah mais elles sont marrantes, elles sont originales, ouh regarde celle là elle a du style ! mais non.. hélas, non.

Alors bon, tu mises tout sur une gagneuse pas trop revêche, avec un certain humour et une tendance à la picole, tu oublies le côté visuel tu te concentres à fond sur une image enfouie loin loin dans ta mémoire et tu lui racontes ce qu’elle veut entendre.

Dead Pornstar List

Il y a des recoins merveilleux sur le web. La liste des pornstars mortes. J’y suis resté presque 2 heures, intrigué, à scroller jusqu’à Savannah qui s’est shooté la bouche alors que je me branlais sur son dernier film à l’époque : Bad Girls 3. Mort médicale, AIDS, suicide, aids, meurtre, aids, suicide, overdose, mort médicale, accident, suicide, ah oui aussi ‘unsure’. On ne sait pas.

A croire que jouir ne fait pas vieillir. Le climax à la chaîne en sniffant 10 grammes par semaine et s’enfilant une pharmacie entière dans une piscine d’éthanol, le tout prend vite une allure de road show macabre ou le gong est donné à coup de bite, entre le test HIV mensuel et le gynéco qui te parle d’une sérieuse infection urinaire.

Mais nous, pas de risques, nous on attrape ça à un rythme normal. Si ton mari est du genre curieux et qu’il goûte moins souvent ton abricot tu peux même continuer d’y croire. C’est la faute au porno tout ça.