La vie ta Mère

Elle est épicière, tatouée, rebelle chiante grande gueule mal épilée mais je l’adore. C’est mon caliméro du dimanche, quand elle ne veut pas partir, quand elle veut jouer, quand elle baisse les armes et se laisse dévorer. N’importe qui pourrait passer dans ses bras mais le monde ne comprend pas, tout le monde ne veut rien dire, la plupart des gens non plus. C’est elle et moi, son cul serré parfait qu’elle cache dans des jeans larges, ses yeux de billes de chat, quand elle ne mord plus elle fond, elle redevient elle même.

Aimer une femme, c’est comprendre toutes ses peurs, tous ces regrets, tout le mal qu’on lui a fait.

Clara

Elle a tout d’une aventure au soleil, qui te brûle la nuque et te sèche la langue. Paris, si on me l’avait décrit comme elle me le montre, je serais venu à 30 ans, dévaster les couples et recevoir ces textos de rupture auxquels je ne répond jamais.

J’aime vos cheveux et ce dédain dans vos regards, vous voir dans le froid donne encore plus envie de baiser au chaud. L’histoire se répète, la monogamie impossible devant ce défilé incessant.

Men-en-pause

C’est vite arrivé les 40, puis les 45. Entre les deux tu as perdu la moitié de tes ex et de leurs bonnes habitudes. Jusque là elles revenaient à chaque petit couac, chaque grosse engueulade ou tout simplement après chaque épilation du maillot. J’ai d’ailleurs bien compris combien l’union sacrée était une vaste blague, merci mesdames.

Après ça se complique, lobotomisées par les gosses, 15 kilos de plus dans les fesses, une liste de volontés et attentes diverses qui franchit des sommets, bref, tout un programme de divertissement dont je me suis toujours passé.

En 5, 10 ans elles sont perdu ces petit coups de poignet et de langue divins qu’elle avaient à la grande époque, elle sucent tendrement à présent, sur le sol de la cuisine en pensant au remerciement éventuel, la gratification post-facial qui leur met du baume au cœur. Pour les plus fofolles, le mari représente un dernier lien vers un monde connu et stable, dans lequel elles ne s’épanouissent plus.

Et puis la cinquantaine arrive et là, il y a deux écoles. Les ex folles de cul qui se sont rangées, blog effacé, contacts pareil : un grand nettoyage d’automne de ce passé sulfureux, plus de nudes, plus de trucs salaces qui trainent (enfin, presque…) . Enfin, nous avons les moumounes. Une fois le gros de leur crise hormonale babyboomeuse passée (35/45), après avoir consenti à se transformer en génisse pour le plus grand plaisir des avocats du divorce, les voilà à nouveau, sans surprise aucune, sur le marché. Alors évidemment, les moumounes se font atrocement chier depuis 10 ans, donc en avant le changement : tatouages, compte tiktok, épilation complète, nouvelle couleur, on écoute du pop rock et on se tient au courant des dernières baskets à la mode. J’adore. Elles prônent l’indépendance après 30 ans de bons et loyaux services, ça aussi, hilarant, mais pourquoi pas. Nous y trouverons un certain confort immobilier et quelques bons gestes culinaires non négligeables.

Coté fesses évidemment, c’est plus pareil. Là nous identifions 2 espèces : celle qui a pris cher et l’ex canon qui souffre de ne plus être aussi canon. Celle qui a pris cher avait, disons le, une base déjà moyenne, un appétit de gorette et une hygiène de vie de.. merde. L’ex Canon, que nous appellerons Miss Calanques, a bien profité des étés de cigales pendant 20 ans et jusque là, ça tenait, avec un peu beaucoup de maquillage, du botox et un régime hyper strict. Hélas la cinquantaine est irréversible et ces yeux vides, souvent tristes, ces cheveux en crin et cette peau flétrie ne peuvent plus servir d’appâts. Dur quand tu passé ta vie à te laisser draguer, à montrer tes atouts et à teaser le mâle quand bon tu voulais. Il faudrait donc maintenant utiliser.. son charme ? son intelligence ? mon dieu quelle horreur !

Angel Sins

Elle criait : Mouton, Mouton, Mouton !  gloussant de rire et virevoltant autour du vieux loup cerné, assis le regard ancré sur ces deux fesses divines, minuscules monticules de chair ingénue. J’ai inventé pour elle une méthode pour ne pas se tordre le cou devant le miroir à se mater le cul : prends moi. Oui, moi, ton vieux singé ridé balafré usé saturé blasé écorché. Utilises moi comme miroir parlant, si je ne parle pas d’ailleurs tu liras dans mes yeux cet ébahissement pour tes courbes, ces fentes et ces plis, tu sauras en un instant si oui ou non, ton cul parfait est bien mis en valeur.
La regarder est un vice quasi permanent, un drugstore ouvert 24h/24 où l’on ne sert que de la dure qui te rend accro et cinglé. Je reste là et puis d’un coup je pars dans mes rêveries, j’imagine sa vie :  la petite fille qu’elle était, les bêtises, puis ado, les seins qui poussent et les rushs sanguins qui lui envahissent la culotte, l’apprentissage rapide des secousses intimes seule puis à deux, les larmes et les orgasmes. Comment était son premier orgasme ? comme était son regard ? c’était où ? Ma curiosité, ce sale animal affamé qui rôde sans cesse autour de mes pensées, m’arrache du sol et me projette dans mille scénarios lubriques où il n’y a aucune interdit. Ta femme m’éveille, ta fille m’éveille, tout ce qui n’est pas à moi m’émoustille. Je ne chasse que les proies interdites, je ne me fais chasser que par des voleuses et des joueuses. Des femmes qui te ruinent en une soirée, qui te baisent comme elles misent au jeu. Je rentre parfois chez moi à toute vitesse, comme un lapin au amphétamines, je ferme les rideaux je descend mon jean et cherche une vidéo qui ressemble à ta femme, je me branle l’esprit autant que le reste au milieu d’une scène torride où elle me fixe droit dans les yeux en me demandant de la prendre, de la défoncer sur la table de votre cuisine, celle où tu déjeunes le matin les deux coudes ancrés juste là où le sperme a coulé et où elle s’est léché les doigts.
J’ai connu des Catherine et Corinne et une demi douzaine d’Isabelle, un wagon de Laetitia et de Valérie, des Joan des Lindsay et toute la tribu de prénoms exotiques que tu peux consommer sur les sites de baise sociale.
Celles qui sont restées plus longtemps qu’un coït ou deux, celles là étaient de farouches amazones, un type de prédatrice qui te lèche le visage avec tendresse puis te branle sur le balcon ou dans la voiture en t’encourageant. L’impudeur du geste fait pâle figure face à celle de l’esprit : les mots sont bien plus puissants que la chair et elles le savent. Elles sont celles qui, si tu réfléchis bien, qui ne t’ont jamais fait réfléchir une seule fois à une panne potentielle, parce qu’elles dressent des hordes de bites sur leur passage, parce qu’elles t’injectent un truc qui te rend totalement obsédé par leurs orifices, leurs mots, leurs positions. Si les femmes comprenaient leur véritable pouvoir sur les hommes, nous serions déjà attachés, dominés et serviles.
Je suis un voyeur, pas en groupe, pas en soirée organisée. Je suis un voyeur exclusif et insatisfait, je n’ai pas de limites dans le temps que je peux passer à regarder ce que toi tu ne vois pas, ou que tu ne vois plus chez ta partenaire de jeu. C’est une onde que l’on ne peut expliquer, je sais, elle sait. Un langage du désir interdit que l’on savoure sans que tu ne te doutes un seul instant du niveau de perversité qui flotte dans l’air.

Sweet Nineteen

Si l’on pouvait lire mes vices sur mon front il me faudrait un crâne d’alien. Tout en haut un épisome fameux résumerait ma longue descente vers la cinquantaine : Sweet NineTeen.
L’âge d’or des hormones est un passage fugace dans la vie d’une femme, une aubaine impudique de taille pour un Hyène. Imagine un enzyme glouton qui bouffe du sexe comme on avale des spaghettis, en les aspirant d’un coup la bouche en cul de poule et les yeux grands ouverts.
Cet enzyme s’appelle Léa. Elle n’a que deux vices : la musique et le sexe. En ce qui concerne le second et de loin le plus intéressant, elle s’épuise avec ses congénères du même âge, elle préfère de loin un vieux pervers nonchalant, méprisant et désabusé de mon espèce. Elle a ce petit rouage qui a sauté dans sa tête depuis longtemps : celui qui lui permet de grimper sur un vieux comme moi et de le trouver excitant. Elle marche droit dedans avec toute sa lucidité, elle veut goûter à ce qui semble être un interdit mais qui a le délicieux arrière goût d’inceste, d’été avec son grand oncle, de secrets que l’on avouera jamais à son père. Je croise ce dernier au bar bien souvent, je le regarde avec au fond de la gorge cette empathie qui se transforme en pitié : je m’imagine à sa place buvant un coup et serrant la main du gars qui attache les mains de ta fille pendant qu’elle s’empale sur lui devant le miroir, caméra qui filme, drogues et insanité ambiante garanties. Il me casserait certainement la bouche si il savait, en attendant, je remplis celle de sa fille, à chacun sa musique.
Bambi aime les prouesses et même si elle sait que le Hyène ne durera pas plus d’une saison, elle fait preuve d’une énergie indomptable, même quand je la repousse, même quand je tente de la décourager, de la dégoûter. Sweet NineTeen a le sexe neuf juste sorti de l’emballage, à peine quelques miles au compteur, pour elle c’est un accessoire : pour moi c’est un don du ciel, un coït biblique. Je me surprend à tolérer tous ces caprices, moi qui enverrais mourir n’importe quelle quadra qui me ferait subir un dixième de tout ça.
Elle s’appelle Léa, elle a plus de couilles et de cœur que la plupart des jeunes cons qui lui matent le cul en rêvant, qui me dévisagent avec un mélange de mépris et d’incompréhension.
Oui mon jeune ami, nous n’allons pas t’expliquer pourquoi les 24 années qui nous séparent sont une somme qui ne fait que gonfler notre désir, pourquoi le cerveau parfois envoie des signaux bien plus forts que les jeunes muscles tendus, pourquoi moi et pas toi, pourquoi tu comprendras un jour que l’âge d’or n’est pas forcément celui où tu as les couilles toujours pleines. Tu comprendras que tes sorties avec 50 euros en poche ne peuvent combattre celles avec 2000 où je lui offre tout ce qu’elle veut, même si elle n’en veut pas, où elle se sent pleinement et indécemment comblée, femme, princesse. Tu continue surement de tenter de rationaliser tout ça en faisant tes petits scénarios, entre jalousie et mépris, en nous jugeant du haut de toute ton ignorance.
Si tu savais lire ne serait ce qu’une rime de la longue poésie qui court le long de son joli corps, tu comprendrais cette odyssée qu’elle a au fond du coeur, dans laquelle tu n’as aucun rôle, tu comprendrais qu’on ne baise pas une femme qu’avec sa bite. Mais à quoi bon tenter d’expliquer à un singe le goût suave d’un tel nectar. Pour ne pas te laisser complètement sec et amer je fais un geste : allez va, toutes les MILFS et Cougars sont à toi, elles représentent surement pour toi un goût nouveau ou un dévidoir qui ne te posent pas trop de questions, alors : deal, prend les toutes, je préfère me cogner la tête et le gland contre toutes les poutres de la ville plutôt que de lentement sombrer dans le dégout qui grimpe lorsque j’aperçois un à un tous leurs défauts, en commençant par leurs habitudes et leurs souvenirs, tous ces symptômes d’une vieillesse habilement masquée dans les soirées mais qui ressort comme un poil ignoble au milieu du front le lendemain matin sous une lumière bien trop crue. Je pense que c’est d’ailleurs une expérience fondamentale pour tout homme au long de sa longue épopée, tu repenseras dans 10 ou 20 ans à cette jeune vieille qui se donnait corps et âme, avec ce sourire silencieux de savoir qu’elle fait la sieste quelque part à l’ombre de ses 65 ans. Crois moi, tu reviendras vite aux jeunes culs serrés et à cette délicieuse moue innocente que t’offrira la jeunesse indécente.
Je passe des après midi, des soirées entières entre ses jambes, autour de ses seins, de ses lèvres, de ses yeux qui te flinguent, à contempler une dernière fois ce panorama unique, cette bénédiction qu’elle m’offre sans aucune retenue. Je suis son Sugar DirtyDaddy et elle est ma Sweet NineTeen : Bienvenue dans l’Enfer éphémère.