rencontres

Ghosting for Dummies

Il y a certes cet espoir de faire table rase du passé, ranger les rats et les cafards au placard puis entamer 2022 l’esprit serein, pleine de béatitude.

Mais le vice est bien trop tentant, il a d’ailleurs dominé avec succès ces 2 dernières années : le ghosting. Pourquoi, comment, on vous explique tout

Il y a 3 niveaux de ghosting bien distincts, savoir les identifier vous permettra de mieux comprendre et ainsi d’entretenir moultes conversations thérapeutiques avec vous même, votre gang de potes ou votre chat. Je sais, le sentiment de rejet est une chose que vous n’aimez pas, ça n’aide pas la confiance en soi bla bla bla et surtout vous ne pouvez pas enclencher une looooooongue discussion psycho emotionnelle de pourquoi oui pourquoi ?

Donc, le premier type de ghosting est le ghosting low damage, no fuck, juste pas interessé(e). Cas d’école simple : monsieur simplement n’a même pas envie de te signaler qu’hélas il n’est pas sous le charme, loin de là en fait.

2ème type de ghosting : le ghosting post sexe, alors tu y croyais, il t’a dit qu’il aimait, que c’était bien etc etc et puis boom, plus de nouvelles. Alors évidemment celui là pique un peu plus : en général au pif, les raisons sont :

– le sexe était nul de chez nul ou juste bof à mourir d’ennui. Tu as une schnek tellement large qu’on pourrait y ranger des pots de confiture.. bosses ton périnée darling, tu es une habituée des blagounettes sur les tailles de pénis, devines quoi : il y a aussi celle des vagins sans fond ou l’on peut pédaler à 2 sans se gêner. Évidemment c’est gênant et absolument personne ne va te le dire et comme toi tu te bases sur le bon vieil adage : « personne ne s’en est jamais plaint », pour toi donc tout va bien. Wroooooong, try again. Ce qui faisait plaisir à Norbert, ton ex, ne marchera peut être, sans doute pas avec Jean Kevin. Conseil de pro ? Fais toi une pote escort et commence par bosser ta fellation, crois moi, tu n’as aucune idée. Aucune. Mais on te l’a jamais vraiment dit parce que le sexe est d’abord un besoin, donc tu remplis cette fonction.

– monsieur a un agenda multi cartes : pas forcément en couple mais tu n’es hélas, qu’un rendez vous dans sa semaine chargée. Monsieur s’avère être un joueur, lâche certes si ça peut te réconforter mais joueur d’abord. Dis toi simplement qu’à part un peu de dignité tu n’as pas perdu grand chose : monsieur s’en contrefiche de toi, ta life, tes envies, tes attentes.

– la dure vérité rarement acceptée : tu ne sens pas vraiment bon, en haut comme en bas, tu clopes et picoles comme Robert le plombier, tu as laaaaargement masqué tes 15 kilos de rab sur les photos, ou la dernière fois que tu t’es épilée c’était pour les vacances d’été 2021. Autant dire que c’est le cas le plus répandu.

Il y a bien sur quelques variantes mais soyons clairs : on ne te ghoste pas parce que tu es super charmante, fun, creative au lit et gaulée comme une sirène… non. Donc fait le constat est qu’au lieu de te lamenter sur ce vide inexplicable, ce silence, au lieu de vouloir tout comprendre parce que… parce que quoi ? Il y a un contrat qui dit que l’on doit prévenir si rupture avec le partenaire ? Il y a un code ? S’il existait j’aimerais savoir pourquoi Lola grandes lèvres m’envoit : « je pourrais t’embrasser pendant des heures » le dimanche soir puis plouf, disparue dans Paris, bye bye. Tu ne sauras jamais, voilà la première règle du Ghosting Club.

Je sais je sais, ca vous enrage, nous ca nous fait sourire et d’ailleurs vous avez vous même plutôt bien intégré le ghosting à vos méthodes. Me concernant je n’y fait même plus attention, j’ai appris que nous étions simplement trop faibles, trop friands de nouveauté, trop égoïstes, trop flemmards pour simplement envoyer un message.

Par défaut
rencontres

Rebel Rebel

Nah, no way José, elle n’ira pas sur Tinder. La sauvageonne clamait haut et fort que pour elle c’était la vraie vie, le réel, le feeling, le fameux feeling. Elle voulait vibrer, se sentir désirée, elle rêvait à l’exclusivité. C’est beau la jeunesse, c’est fort.

Ensuite ? Ensuite comme tout le monde, tu passes par la case solitude isolement nutella alcool joints picole et.. voilà : tu es sur Tinder !

Mais attention hein, à ne pas confondre ! Elle y est mais avec 2 photos rock n roll assez floues, une moue qui en dit long sur le mépris du supermarché de la rencontre covid. Elle y est, ok, mais pas vraiment, c’est une rebelle !

Ensuite ? Ensuite elle fait comme tout le monde elle avance ses pions, tombe sur un Hyène comme moi, déverse son lot de messages préventifs et déploie son bouclier anti connard. Je vous l’ai dit : c’est une rebelle !

Ensuite ? Et bien ensuite comme le reste du troupeau, au mauvais moment et sur un malentendu elle commet la faute, elle flanche et se retrouve les genoux derrière les oreilles pendant que Melwin lui laboure les reins en se mordant les lèvres. Mais attention hein, elle reste digne et le lendemain changement d’annonce, là fini les conneries, gros avertissement, on change de ton.

Voilà : c’était une rebelle, qui a combattu le système jusqu’au bout, avec fierté. Bravo. On aime. Surtout continues comme ça.

Par défaut
rencontres

Avalanche

Les rencontres à Paris c’est rollercoaster quand même… si, un peu. Tu changes un seul petit critère dans ta tête, tiens par exemple : l’âge et te voilà enseveli de quadras à l’appétit féroce boostées par cette dernière poussée d’hormones avant la grande pause …

3 en 1 week-end j’avoue j’ai du être créatif, le plus difficile n’étant pas de mentir mais de créer cet espace temps dédié à chacune d’entre elles. Forger cette douce impression d’exclusivité est un art ancestral. Cela pompe une énergie phénoménale.

J’ai parcouru un triangle presque parfait à travers Paris, la quarantaine, la solitude. Un trio pas si malicieux que ça entre les vies de 3 femmes complètement opposées.

Enfin je dis j ai fait, ça continue aujourd’hui avec la dernière sur la liste, forcément recalée dernière de la classe pour sa voix de baryton et son cul qui je le sais déjà pèse trop lourd sur ma conscience.

Une constante ressort de tout cet empilement de corps et de jolis mots vides : la grosse, la grassouillette a une confiance en elle assez surprenante si elle veut te choper tu y passes, c’est clair net et quasi automatique.

La jolie se rétracte, n’ouvre pas complètement les cuisses avant de longues conversations où l’offre et la demande jouent jouent un rôle crucial, ça se joue serré, très serré, en fonction du week-end, de ses hormones, de la météo et de sa dernière lecture. La moindre copine, pote qui se met en travers et sème le doute et c’est mort, tu as droit au petit sms d’annulation. Les femmes sont comme des fourmis qui gravitent autour d’une glace : ça fond très vite.

Elle utilisera, ou pas, le seul levier qui nous intéresse. C’est amusant de la voir se débattre, presque lutter pour ne pas finir sur le dos, je la fixe calmement, je touche sa main comme pour lui dire : tu craques.. tu sais que tu craques.. allons baiser.

Le pire, vraiment, c’est que ça marche, 9 fois sur 10 sauf grossière erreur de ma part.

Par défaut
Non classé

Dispense

Tinder fait écho à ce besoin qui nous dévore de croire que tout est possible, à portée de main : des milliers de célibataires, des piles de corps et de sourires en plastique offerts, sous conditions.

Pourtant, la dispense du moindre effort se fait ressentir : méfiance acerbe, échange réduit à des emojis et des mots clés, mensonges grotesques sont devenus les piliers de la rencontre Covid.

La grosse voit dans Tinder un moyen efficace pour masquer son surplus déplaisant, la vieille se met aux filtres qui la rende belle et se flatte l’égo avec tous ces jeunes mâles qui veulent lui cogner le stérilet.

Celle aux gros seins publiera 3 photos de ses gros seins par jour, celle à qui on a dit, un jour, qu’elle avait un cul admirable, va te flasher la rétine avec celui ci etc etc. On réduit l’ampleur du désastre par un déni évident et en l’absence de vraie valeur ajoutée on mise gros sur le visuel le plus vendeur.

On accumule les demandes, on amplifie le niveau d’attente mais même dans cette impasse qui n’a plus aucun goût la femme continuera de recevoir son lot quotidien de messages gratificateurs dont on sait que vous adorez l’effet, qu’elle interprète selon l’humeur : je suis belle / je suis bonne / on me désire. Tout ça se traduit quasi instantanément sur instagram, tiktok et snapchat par des poses et des discours de collégienne attardée

Tout bon prédateur s’appuie sur cette constante : le terrible et inassouvi besoin d’être rassurée, complimentée, gavée de mots, même vides de sens.

Quand tout ceci se finit en facial au petit matin toute seule contemplant l’ironie de la situation. Peut être, peut être un jour la femme se réveillera et apprendra, sinon acceptera comme l’homme, à faire des concessions. D’ici là mesdames, vous ne signez pas pour 1 semaine ou 1 mois, mais 10 ans de Tinder. Bis repetita. A vos masques, a vos désespoirs si palpables.

Par défaut
Non classé

Tinderella

Je sais que tu aimerais un post un peu romantique, cru certes, mais romantique avec des personnages un peu provocants, sur le thème de la désillusion.

Pas de chance. Tinderella est la nouvelle baise. Elle a mis des photos de plage car elle aime la plage, une citation tout à fait poignante, car elle est poignante et deux photos d’elle prise juste au dessus du cou, bras en l’air, graisse en apesanteur, bouche en cul de poule, effets glitter – oreilles de châton. La totale.

Tinderella a pour principe de ne pas baiser le premier soir, comme tout bon principe, il se base essentiellement sur la capacité à dire non et la capacité à se souvenir de dire non quand on est à 2grammes. Pas évident, alors Tinderella elle est colère, méfiante, on ne la lui refera pas !

Elle espère duper le Hyène avec sa tronche de fromage fondu et son petit corps pot de nutella certes très affectueux, mais très pot de Nutella quand même. Le pire, enfin pas pour tout le monde, c’est qu’elle se fait draguer, tu as des morts de faim tellement désespérés d’harponner un truc humain que n’importe quoi, n’importe qui peut se faire labourer via Tinder. C’est époustouflant, en balayant les monstres qui surgissent l’une après l’autre sur mon écran je déprime. Je suis donc arrivé à ça : non pas Tinder, ça : des 40/45/50 usées, carrément délavées même, cheveux courts, yeux de cocker, double bouées autour du cul et seins à la ceinture. Les 1 %, mes glorieuses Valkyries bustées à la chevelure tombante et au galbe parfait, sont une espèce éteinte. gone. terminée.

Le reste fait véritablement peur à voir, je voudrais, mais vraiment, pouvoir dire : ah mais elles sont marrantes, elles sont originales, ouh regarde celle là elle a du style ! mais non.. hélas, non.

Alors bon, tu mises tout sur une gagneuse pas trop revêche, avec un certain humour et une tendance à la picole, tu oublies le côté visuel tu te concentres à fond sur une image enfouie loin loin dans ta mémoire et tu lui racontes ce qu’elle veut entendre.

Par défaut